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Essieux et freins conformes, sécurité accrue !

La problématique des essieux et des freins dans l’agriculture a dernièrement fait l’objet d’une rencontre entre l’ASETA, l’OFROU, le SPAA, l’USM, ainsi que certains fabricants de véhicules.

Problématique
En 1985, la vitesse maximale autorisée pour les véhicules agricoles a passé de 25 à 30 km/h, ce qui a augmenté les distances d’arrêt de 33%, à 22 m. En 1998, la vitesse maximale a passé à 40 km/h, augmentant ainsi les distances d’arrêt de 49%, à 31 m ! A peu près durant la même période, les charges maximales autorisées ont également augmenté, passant de 28 à 34 t en 2001 et à 40 t en 2005.
 

Accident dû à une défaillance du système de freinage de la remorque lors d’un freinage d’urgence. Le cylindre des freins de l’essieu arrière était au maximum, donc les freins ne fonctionnaient plus suffisamment. Lorsqu’aucune charge de timon n’est reportée sur le tracteur, les freins des remorques doivent fonctionner parfaitement.

L’évolution dans la conception des véhicules agricoles a, entres autres, permis ces adaptations. Pourtant, le constat est que si les tracteurs répondent généralement de manière satisfaisante aux exigences, il en est tout autrement en ce qui concerne les remorques.
Pour un tracteur 40 km/h tirant une remorque non immatriculée, il est extrêmement difficile de respecter en permanence la vitesse maximale autorisée de 30 km/h. Pourtant, lorsque la vitesse n’est pas appropriée à la conception du véhicule, des problèmes de sécurité routière se posent, notamment en cas de freinage d’urgence. D’autres problèmes se posent également puisque la charge possible diminue avec l’augmentation de la vitesse (résistance des essieux, des pneumatiques, système de freinage, …).

Exigences techniques à respecter en permanence

Les véhicules nécessitant un contrôle technique de la part du service des automobiles, ne sont de loin pas les seuls à poser problème. En 2005, la Suisse comptait 1’983 remorques de transport en plaque verte et 1’751 remorques de travail en plaque brune, pour un total de 128'407 tracteurs agricoles. La grande inconnue se cache derrière le nombre de remorques agricoles non immatriculées et donc non soumises à des contrôles. Leur état, le plus souvent insuffisant, pose souvent problème, notamment au niveau du système de freinage, surtout en cas de freinage d’urgence.
Un tel chargement dépasse largement les limites de poids données par le constructeur du véhicule et ne garantit plus aucune sécurité. Il ne faut pas seulement penser au nombre de balles possible de charger mais surtout au poids du produit transporté. Entre une balle de foin et une d’ensilage, le poids peut se multiplier par 3 !
 

Le fait qu’un véhicule ne doive pas passer de contrôle technique régulier, ne signifie pas qu’il soit libéré de toutes contraintes. Les dispositions relatives aux charges autorisées ou encore au système de freinage, notamment à la décélération, sont également valables et ce en tout temps ! Egalement pour les véhicules soumis à des contrôles techniques réguliers, les exigences doivent être remplies en permanence et pas uniquement lors de l’expertise !

Tant pour les véhicules 30 que 40 km/h, un contrôle régulier du système de freinage est fortement recommandé auprès des entreprises spécialisées dans les systèmes de freinage hydrauliques et pneumatiques dans l’agriculture et la sylviculture. Liste des entreprises disponible en ligne sous www.bul.ch.

 

 

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