Devoirs de l’employeur pour la prévention des accidents sur l’alpage
Selon la loi sur l’assurance accident (LAA), il est exigé que tous les employeurs qu’il s’agisse de personnes privées, d’associations ou de personnes morales, prennent des mesures pour la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles.
De plus la directive 6508 de la Commission Fédérale de coordination pour la Sécurité au Travail (CFST) exige que chaque entreprise avec des risques particuliers mette en place un concept de sécurité pour prévenir les accidents et les atteintes à la santé. Une personne qui ne respecte pas la directive CFST 6508 s’expose à plus de recours en dommages et intérêts en cas d’accident d’un employé.
L’agriculture est une branche avec des risques particuliers. Par conséquent, cette directive est valable pour toutes les exploitations avec des employés extrafamiliaux. L’union suisse des paysans et ses associations ont développé en collaboration avec le SPAA le concept de sécurité agriTOP. Avec agriTOP, l’exploitation peut remplir les exigences de la directive CFST 6508 elle-même, efficacement, à de faibles coûts et sans la participation de spécialistes coûteux.
Avec agriTOP, une personne de l’exploitation est formée en matière de santé et de sécurité. Elle peut ensuite elle-même déterminer les dangers, évaluer les risques et les éliminer avec des mesures appropriées.
Les exploitations de montagne se caractérisent par des emplois de courte durée. Il est prouvé que le risque d’accident le plus élevé se situe pendant les premiers six mois de travail d’un nouveau collaborateur. Au début de l’emploi, les employés ne sont pas encore familiarisés avec leur travail. La perception du risque est compliquée par différentes méthodes de travail et beaucoup de nouvelles impressions. Pour bien mettre en œuvre ce concept de prévention, il est nécessaire d’avoir une documentation spécifique à l’alpage.
La mise en œuvre conséquente d’agriTOP-Alpage aide à réduire la fréquence des accidents et leur gravité. Cela permet également de réduire les coûts opérationnels des accidents. En cas de dommage, l’alpage peut prouver envers les autorités et la victime (employés accidentés ou proches) qu’il a respecté les prescriptions actuelles et qu’il a un système de sécurité. Cela signifie moins d’accidents, moins de douleurs et de souffrance, ce qui se comprend par soi-même.

Chaque exploitation d’alpage avec de la main-d’œuvre extra-familiale doit avoir un responsable de sécurité. Cela peut être le chef d’exploitation, le responsable d’alpage, un membre du conseil ou une personne qui est régulièrement sur l’alpage.